Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
L’enfant marche sur le chemin,
de retour de l’école.
Il a un bâton dans la main
et l’esprit qui s’envole.
L’école est près de la forêt,
la forêt près du ciel.
Et l’enfant goûte dans les prés
l’herbe mauve et son sel.
La maison rit dans la vallée
auprès de la rivière.
Le ciel est devenu violet.
Et soudain le tonnerre !
Un grand frisson court sous la peau
de l’enfant qui devine
le roulement d’un grand tonneau
de colère divine.
Un fracas ébranle le ciel
et le cœur de l’enfant.
Le tonneau roule son appel
impérieux, terrifiant.
Le tonneau jaillira des bois
pour rouler vers l’enfant.
C’est la colère de la loi
d’un Père Tout-Puissant.
L’enfant pense aux rares colères
de son père et supplie
que ne flambe pas cet enfer
qui déferle sur lui.
L’enfant tremblant s’élance vers
la maison protectrice,
vers les bras ouverts de sa mère,
sa main consolatrice.
Son père est maître de la ferme.
Fera-t-il de son mieux
pour contenir de ses bras fermes
la colère de Dieu ?
Le tonneau monstrueux ravage
les arbres dans le bois.
L’enfant court sous l’assaut sauvage
de ce Dieu qui aboie.
Pierre Thiollière, Castelnaudary, premier avril 2026