Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Depuis longtemps ceux-là ne faisaient plus l’amour Mais ils s’aimaient toujours. Ils s’aimaient Comme un lierre enlacé autour du tronc rugueux Comme le chat-huant fidèle à l’arbre creux Comme l’ombre du vent au cœur de la forêt Comme l’abeille d’or sur...
Lire la suiteUn loup déblatérait Dans le courant d’une biture Lorsque l’agneau survint qui cherchait sa pâture Et que la soif en ces lieux attirait. – « Bougre de mérinos, tu troubles mon pastis ! » Lui dit l’animal plein de rage. – « Loulou, mon bon Loulou, il faut...
Lire la suiteJardin abandonné. Quelques poireaux survivent. Trois légumes fanés. Le moignon d’une endive. Un ver montre son nez. La terre est encor vive. L’herbe nouvelle est née. L’eau chante sur la rive. Dans l’herbe folle règnent mulots et musaraignes, l’araignée...
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À qui le sang dans la valise ? À qui le sang sur le drap blanc ? À qui le sang sur la chemise ? À qui le sang ? À qui le sang ? Est-ce le sang de Mariano ? L’allemand fuyait dans la rue à la gare de Matabiau, l’allemand a tiré à vue. Est-ce le sang de...
Lire la suiteLe raisin tout mou foulé par l’ivrogne a fait du bon moût, du vin pour ma trogne. Champagne ou pinard ? Les bulles m’échappent. J’entends ton clébard qui grogne et qui jappe. Il ne comprend pas pourquoi je vacille. Je m’écroule en tas comme un jeu de...
Lire la suiteÉclat rouge du sang sur la vitre brisée Éclat rouge du soir lorsque le soleil meurt Mais l’éclat délicat des gouttes de rosée Mais l’éclat dans tes yeux de tes peines de cœur Le rouge des drapeaux d’un peuple qui rugit L’éclat rouge du vin comme une bonne...
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Les mots s’envolent comme l’oiseau. Les mots s’affolent comme un roseau lorsque le frôlent, amoroso, le doigt d’Éole, la main des eaux. Soif de lecture. Les mots murmurent un chant nouveau. L’enfant voyage sur les chevaux des mots nuages. Pierre Thiollière,...
Lire la suiteQue d’eau ! Que d’eau ! Le ciel se charge de nuages. Le vent chuintant ne sait s’il pleure ou bien s’il rit. Et dans l’air gris l’oiseau ne vole plus : il nage ! La rivière en émoi ne tient plus dans son lit. L’hiver vieillit et mars fait son remue-ménage....
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