Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Debout, la petite Lily soudain ne suce plus son pouce. Elle lève les bras et pousse un cri de joyeuse folie. Plus tard ses membres amollis par le sommeil et sa frimousse se blottiront dans l’ombre douce et dans la tiédeur de son lit. Mais pour l’instant...
Lire la suiteLe chemin qui monte et qui descend est le même. Héraclite d’Éphèse La vie monte et descend comme fait l’escalier, la vague ou la marée, le poème, à la rime amarré, ou la dune que le vent défait. L’alexandrin, qui se veut parfait, solennel, a voulu s’entourer...
Lire la suiteSous les feuilles mortes noircies par l’hiver, mangées par les vers et par les cloportes quelque chose emporte des brins encor verts. Puis, à découvert, des épines sortent. C’est un animal couleur gris métal qui rampe, obstiné. Pardon, hérisson, d’avoir...
Lire la suiteDieu est amour, m’a dit un prêtre en noir un jour. Ah bon ? Dieu est amour ? Le Dieu du Paradis ? Pourquoi a-t-il ourdi les enfers et leurs fours où brûlent pour toujours les âmes des maudits ? Lorsque tremble la terre, ignorant nos prières, le ciel demeure...
Lire la suiteJ’aime le calme de tes yeux noirs quand sur mes hanches tes mains s’affairent. Le vent qui rêve sur la rivière berce la palme quand vient le soir. Ma peau devine sans bien les voir tes doigts qui dansent une prière. Dehors l’averse, bleue lavandière,...
Lire la suiteCerise, mangoustan, abricot, nectarine, framboise, clémentine, ananas, ramboutan, kiwi, noix de pécan, papaye, mandarine, citron vert, barbadine, kaki, myrobolan, pruneau, camu-camu, girembelle, yuzu, carambole, prunelle, myrtille, pitaya, figue, chirimoya,...
Lire la suiteIl a plu toute la semaine. Le crapaud siffle dans l’étang. Les nuages vont s’étirant comme moutons qui se promènent. Le ruisseau bat comme une veine. La pluie folâtre dans le vent mais le soleil pointe pourtant comme un acteur qui entre en scène. Dans...
Lire la suiteDe mes amours mieux vaut ne rien écrire. Ou bien quelques vers courts. Qu’ai-je fait pour nouer les liens qui feraient miens tes seins si lourds ? Un cœur timide, de vieilles rides, comment oser quand meurt le soir garder l’espoir de tes baisers ? Pierre...
Lire la suiteLes désirs enfouis au fouillis des soupirs qui aspirent éblouis à des nuits de plaisirs s’évaporent quand l’aurore, sans pitié, ouvre un jour aux atours endeuillés. Pierre Thiollière, Garrigues, 9 février 2021
Lire la suiteAvant les hommes : les pommes, le vent. Récents nous sommes : des gnomes mouvants. Depuis la nuit des temps les chênes égrènent leurs glands. Pierre Thiollière, Garrigues, 5 février 2021
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