Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Il a plu toute la semaine. Le crapaud siffle dans l’étang. Les nuages vont s’étirant comme moutons qui se promènent. Le ruisseau bat comme une veine. La pluie folâtre dans le vent mais le soleil pointe pourtant comme un acteur qui entre en scène. Dans...
Lire la suiteDe mes amours mieux vaut ne rien écrire. Ou bien quelques vers courts. Qu’ai-je fait pour nouer les liens qui feraient miens tes seins si lourds ? Un cœur timide, de vieilles rides, comment oser quand meurt le soir garder l’espoir de tes baisers ? Pierre...
Lire la suiteLes désirs enfouis au fouillis des soupirs qui aspirent éblouis à des nuits de plaisirs s’évaporent quand l’aurore, sans pitié, ouvre un jour aux atours endeuillés. Pierre Thiollière, Garrigues, 9 février 2021
Lire la suiteAvant les hommes : les pommes, le vent. Récents nous sommes : des gnomes mouvants. Depuis la nuit des temps les chênes égrènent leurs glands. Pierre Thiollière, Garrigues, 5 février 2021
Lire la suite(sur une sculpture de Jeanne Gosselin) Trois femmes dénudées qu’Éole jalouse tentent d’échapper à l’aquilon qui veut ceindre leur belle chair d’une écharpe bleue, souvenir déchiré d’une antique blouse. Sous le souffle du dieu le nuage épouse la courbe...
Lire la suiteMagiques mains qui empoignent mon corps, nu. Paix silencieuse qui empoigne mon rêve. Paroles douces, parfois, comme une trêve. Musique sur ma peau de tes doigts menus. Sérénité de ton regard ingénu où l’on sent l’amour monter comme une sève, un doux mascaret...
Lire la suiteCette bonne nonne lette, blette, sonne none, fouette l’homme rom qui, cul nu, rit. Pierre Thiollière, Garrigues, 4 février 2021
Lire la suiteQuand l’aube en sa pâleur laisse entrevoir l’aurore, quand un émoi rosit le mauve horizon, légère promesse de déraison et que le ciel nu veut qu’on l’adore, lorsque le soleil soudain mord les toits lointains des maisons, héraut d’une saison chaleureuse...
Lire la suiteUne, deux, trois, je te vois grâce à la lune, du haut de la dune. Trois voiles et puis toi, agrippé de tous tes doigts aux cordages noirs de la hune. Nos regards comme un trait dans la nuit tandis que doucement ton bateau fuit. La mer s’entrouvre comme...
Lire la suiteFévrier, le temps des Lupercales. Sur le Tibre glissent les felouques et je cours, vêtu de peau de bouc, derrière celles qui fuient le mâle. Elles appellent mon sang vital. Je les poursuis jusque dans les souks au long du Tibre où les marins souquent....
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