Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Sur cette terre dévastée par le feu du soleil aride s’avançait le noir éléphant solitaire dans le ciel vide. Le cornac, maigre et décharné, était-il mort, était-il vif ? Sur le dos du lourd pachyderme reposait le dernier palais la dernière maison de l’homme...
Lire la suiteLa gourmandise de l’enfant accroché au sein de maman, est-ce un péché ? Et savourer des confitures de myrtilles ou bien de mûres sans se cacher ? Bientôt l’enfant au désespoir au milieu des soutanes noires est en prison. Plus de péché de gourmandise....
Lire la suite« Croissez et multipliez ! » avait dit le Créateur. Tout aussitôt mille fleurs se dressèrent sur leur pied. Leurs étamines dansaient, multiples pénis mobiles, autour d’un tendre pistil avide dans le vent frais. Et les orchidées sauvages, pour attirer...
Lire la suiteC’était un vieux marabout qui déployait ses ailes. L’oiseau se tenait debout, les yeux levés au ciel. Il prêchait contre l’envie, ce péché capital, contre la pulsion de vie qui conduisait au mal. « Oh vous, bêtes pécheresses, repentez-vous bien vite !...
Lire la suiteL’avare est un soleil qui retient ses rayons, un nuage chagrin qui refuse sa pluie, un parfum replié dans le vent qui s’enfuit, un arbre rabougri qui bride ses bourgeons, la hargne d’une ronce où s’assèchent les mûres, une fleur refermée qui écarte l’abeille,...
Lire la suiteBobangui. Près de la forêt ta mère pousse un cri. Tu nais. Les lions te saluent, les serpents, les calaos, les éléphants. Bel enfant couleur caramel tu cries toi aussi, Jean-Bedel. Ton père, Mindogon, rebelle contre la violence brutale de la puissance...
Lire la suiteLe sapin somnolait sous le poids de la neige, une dernière sève endormie sur le tronc. Il rêvait de l’été et de son soleil blond. Ses épines tremblaient dans le jour qui s’abrège. Où sont donc les loups gris qui passent quelquefois ? Où sont les lapins...
Lire la suitePour Bernard Bienaimé Il pouvait aboyer comme un grand épagneul, accabler de son rire un poème trop froid. Sans doute secoue-t-il, rageur, le grand linceul qui gêne ses élans et l’envol de sa voix. Il trônait, débonnaire, assis sous un tilleul. Les muses,...
Lire la suiteLa Cigale ayant souffert tout l’hiver fut sauvée par des copains qui partagèrent leur pain, la chaleur de leur maison, leurs rires et leurs chansons. Lorsque l’été fut venu elle chantait dans les rues. Un producteur de télé se trouva fort emballé par...
Lire la suiteJe rêve que je suis couché dans la forêt et que le vent s’enfuit par-delà les marais. Dans la clairière danse la tribu des lapins sous le couvert immense sévère des sapins. Une odeur de résine chauffée par le soleil court dans les aubépines et la salsepareille....
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