Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Cette vieille photo près de la cheminée : Une petite fille et un petit garçon. L’enfant joue du banjo et l’on entend le son sourdre léger sous le papier parcheminé. Leurs yeux brillent, joyeux, parce c’est le printemps. Le soleil brille aussi sous le...
Lire la suiteLe train étire ses anneaux dans la nuit à travers la plaine. Il hoquète de longs sanglots, haletant sous la lune pleine. Ses fenêtres sont des lucioles qui voudraient parler aux étoiles mais la fumée de son pétrole cache le haut ciel de son voile. Ce...
Lire la suite« Au clair de la lune mon ami Pierrot. » Près de la nacelle chantent quatre filles. L’enfant s’émerveille de leurs yeux qui brillent car il vient d’éclore ce jeune héros. « Il pleut, il pleut, bergère, rentre tes blancs moutons. » Les quatre sœurs célèbrent...
Lire la suite(pour Claude Couteau) Tout au bout de l’échelle, au mitan de la toile qui se déploie sur tout le mur comme une voile la dame au long pinceau bat comme l’aile d’or d’un papillon au cœur d’une fleur qui s’endort. Dans l’ombre du feuillage elle pose des...
Lire la suiteLe policier cuisine, cuisine le pauvre prévenu. Il le grille comme une sardine cet homme à moitié nu. Mais dans son cœur cet homme jardine sous un ciel de printemps. Il rêve qu’il sarcle ou bien qu’il bine, ignorant les agents. Le policier ne sait pas...
Lire la suiteDu marteau, du ciseau, il pénétrait la chair à petits coups d’amour délicats et précis. L’esprit était en feu et le marbre était clair. Le sculpteur caressait cette pierre adoucie. Un grand désir flamba comme un coup de tonnerre devant cette beauté aux...
Lire la suiteSa voix douce nous mène tout au long des rues vers les plus beaux musées et les quartiers anciens, la noble basilique et les temples païens, pour goûter aux trésors de la ville inconnue. Elle nous guide aussi par de petits chemins vers les plages dorées...
Lire la suiteDans le brouillard gris de l’aube flotte l’esprit de Jina comme des lambeaux de robe pleurant son assassinat. Le brouillard s’accroche aux branches maigres de l’arbre de fer. Jina dans sa brume blanche étire son deuil amer. Pour des cheveux qui dépassent...
Lire la suiteLorsque j’étais petit enfant je voulais quitter les frontières de cette vallée de tourbières qu’une sombre forêt défend. Au nord dormait une colline que deux chiens de ferme gardaient. À l’orient les sapins fermaient l’horizon de leur rude épine. Au midi...
Lire la suiteF ranchir la ligne rouge où veillent les soldats R amper sous le réseau des câbles électriques O nduler dans le bois comme font les serpents N ouer l’écharpe au bras blessé du camarade T raîner derrière soi cette femme qui boîte I ncendier le taillis...
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