Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Charnières et paumelles grincent sous la poussée, se moquent des rondelles que l’on n’a pas percées. L’apprenti bricoleur a tout mal disposé. Il est tout en sueur, le cœur indisposé. Et les espagnolettes rient avec les crémones. Sans sa clef à molette...
Lire la suiteAujourd’hui Léna m’écrit avec sa main d’écolière. Elle donne à son grand-père des nouvelles qui sourient. À l’école elle a appris des jeux de vocabulaire, des mots qui l’ont rendue fière, dans la cour : des ris, des cris. Léna parle d’une fête : elle...
Lire la suiteLuisante lune, au cœur de la monnaie, tu songes au foyer rougeoyant où tu fondis là-bas, au pays d’où tu viens, à la mine qui ronge la terre où tu dormais sous les champs de tabac. Tu revois la mer bleue et les pêcheurs d’éponges, la pirogue élancée,...
Lire la suiteC’était en février mille neuf cent trente-neuf. Miliciens et civils, harcelés par les bombes, passaient les Pyrénées, l’œil hagard, le cœur veuf de cette République offerte à l’hécatombe. Sur l’ordre de Sarraut, ministre radical, on a brisé les liens...
Lire la suiteUn petit coup sur le zinc ! C’est dingue ! c’est dingue ! c’est dingue ! On voit toutes sortes de gens devant leur verre de vin blanc. Dès le petit matin blême ils crachotent leurs problèmes et certains sont encore là jusqu’à l’heure du pastaga. Y a la...
Lire la suiteDors petit homme Dors petit frère (Berceuse, Jean Ferrat) Noureddine revient du port courant sous les lacrymogènes. La cité est comme une arène où le migrant défie la mort. Les cabanes sur la colline depuis jeudi brûlent encore. Entre les arbres l’on...
Lire la suiteOui, j’ai chanté les yeux d’Elsa, que je t’aime, c’est si peu dire, avec mes moustaches de chat et la douceur de mon sourire. J’ai chanté le goût de l’été, et l’automne dans la montagne et tu ne m’as jamais quitté, ma chanson toujours t’accompagne. Ma...
Lire la suiteLes chiens de plomb Por las arboledas del Tamarit han venido los perros de plomo… Federico García Lorca, Casida de los ramos Par les forêts de la Montagne Noire furtivement s’avancent les chiens gris. Ils attendent que se brisent les branches, qu’elles...
Lire la suiteSi le myrte, en passant, caressé de vent doux, Illumine tes yeux qui rient dans le printemps, Lance à poignées le bleu pour colorer le ciel, Empoigne l’arbre et l’eau pour une orgie de vie, Nie la mort qui soupire, écrasée par ton blé Comme un humus ancien...
Lire la suite-I- Dans l’épaisse noirceur de la nuit enfantine tourne, lente, la roue, devant les yeux mi-clos. À chaque tour un mascaron qui le fascine ricane et fait frémir d’effroi un cœur falot. Trois visages de femme aux yeux furieux surgissent devant l’enfant...
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