Un blog qui parle de liberté, d'amour et de création, un blog de citoyen et d'écrivain
Monseigneur Cardinal, qu’es-tu donc devenu ? Que vaut la soie, à quoi sert l’or dans ton cercueil ? L’ombre et le ver riront bientôt de ton orgueil et rongeront sous la dentelle ton corps nu. Monsieur le Président, comme tu étais fier, dressé sur tes...
Lire la suiteDevant les herbes sauvages du jardin qui t’appellent en vain tu restes pensif dans l’ennui de ces hiers pareils aux demains. Ta vie : un cimetière où bougent les ifs de tes souvenirs, banni au double exil. Tu te souviens de l’enfance à Hamadan, des fontaines...
Lire la suitePar le balcon la lumière curieuse s’introduit dans la maison, fouineuse. Elle éclaire le vert de la courgette et le mauve brillant de l’aubergine, caresse la table de la cuisine et l’émail luisant des belles assiettes. Un homme debout murmure un refrain,...
Lire la suiteComment rester serein lorsque l’aboi d’un chien du matin jusqu’au soir envahit tout l’espace ? Comment, placidement, feindre qu’on n’entend rien et méditer en paix devant le temps qui passe ? Lorsque dans le manège affolé de la rue l’auto d’un excité...
Lire la suiteDans le vent de sable, dans le vent des siècles, le Sphinx s’ennuie. Peut-être est-elle une Sphinge ? Il ne sait ce qu’en pensaient les bâtisseurs. Ceux d’aujourd’hui là-bas étirent leurs règles puis rentrent dormir dans la douceur du linge. Mais le Sphinx...
Lire la suiteJe suis trop paresseux pour parler de paresse. Encore moins pour écrire, je le confesse. Je prends la plume et mon courage s’abaisse. J’ai les yeux dans le vague, mon corps s’affaisse. Qu’on me demande une histoire de fesses, ou d’amour sauvage ou bien...
Lire la suiteComment t’aimer et aimer le monde ? Comment t’aimer et aimer les gens ? Que fait mon cœur dans la grande ronde ? Dans cette mer il s’en va nageant. Lorsque je t’aime j’oublie le reste. Je ne vois que toi dans la nuit brune. J’oublie la guerre et j’oublie...
Lire la suiteL’enfant marche sur le chemin, de retour de l’école. Il a un bâton dans la main et l’esprit qui s’envole. L’école est près de la forêt, la forêt près du ciel. Et l’enfant goûte dans les prés l’herbe mauve et son sel. La maison rit dans la vallée auprès...
Lire la suiteSur les herbes vertes une ronde de violettes. Le pied se détourne. Contre le vent d’ouest blanc sur le gris du canal le cygne s’avance. Dans le froid de mars la tulipe aux trois couleurs tremble doucement.
Lire la suiteDans ce pays, rompant les rangs, le blé sur les coteaux s’éclate en herbes folles et le canal voit ses eaux se troubler et déborder la prison des rigoles. Dans ce pays pas de joug pour le bœuf qui ne perd pas son honneur de taureau. Au cœur du chien galope...
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